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- Vous pouvez être un grand savant,
- Aussi grand qu'on se l'imagine,
- Avoir noirci fort et souvent
- Votre papier de plombagine,
- Mettre votre esprit en gésine,
- Pour vous bourrer le cabochon,
- Vous ne serez qu'une aubergine
- Si vous n'avez pas vu Ponchon.
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- Allez où vous pousse le vent,
- En France, en Amérique, en Chine,
- Allez du Ponant au levant,
- Du nord au sud, ployant l'échine ;
- Voyez le salon, la cuisine ;
- Vous ne serez qu'un cornichon,
- Cornichon comme à l'origine,
- Si vous n'avez pas vu Ponchon.
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- De Ponchon je suis le fervent,
- Ponchon est grand comme une usine.
- Ponchon est le seul vrai vivant.
- Et j'attraperais une angine,
- Criant comme une merlusine,
- Pour que, du palais au bouchon,
- Chacun pût dire à sa voisine:
- Si tu n'avais pas vu Ponchon !!!
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- ENVOI
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- Prince, homme ou femme, ou androgyne,
- Vous ne valez pas un torchon
- Et n'aurez jamais bonne mine
- Si vous n'avez pas vu Ponchon.
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- Tu sens le pain, ô pâte exquise sans levain.
- Salut Ponchon! Salut, trogne, crinière, ventre !
- Ta bouche, dans le foin de ta barbe, est un antre
- Où gloussent les chansons de la bière et du
vin.
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- Aux roses de ton nez jamais l'hiver ne vint.
- Tu bouffes comme un ogre et pintes comme un chantre.
- Tous les péchés gourmands ont ton nombril pour
centre.
- Dans Paris, ce grand bois, tu vis tel qu'un sylvain,
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- Sachant tous les sentiers, mais fuyant les fontaines,
- Flairant les carrefours, les ruelles lointaines,
- Où les bons mastroquets versent le bleu pivois.
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- Et j'aime ton plastron d'habit bardé de taches,
- Ton pif rond, tes petits yeux ronds, ta chaude voix,
- Et l'odeur de boisson qui fume à tes moustaches.
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